Changements immobiliers 2026 : les principales évolutions à connaître
L’année 2026 débute avec plusieurs ajustements réglementaires importants pour le secteur immobilier. Le changement le plus marquant concerne le diagnostic de performance énergétique (DPE). Depuis le 1er janvier, le coefficient de conversion de l’électricité est abaissé de 2,3 à 1,9. Cette évolution corrige la pénalisation du chauffage électrique et améliore mécaniquement la note énergétique de nombreux logements. Environ 850 000 biens sortent ainsi du statut de passoire énergétique (F et G) sans travaux, offrant un répit à de nombreux propriétaires, notamment bailleurs. Une nouvelle étiquette DPE actualisée peut être téléchargée auprès de l’ADEME.
Autre nouveauté en copropriété : lors de la vente d’un lot, le plan pluriannuel de travaux (PPT) doit désormais être transmis à l’acquéreur dès lors qu’il a été établi, quelle que soit la taille de la copropriété. Cette mesure renforce l’information des acheteurs sur les travaux et charges à venir.
En matière de location, les plafonds des honoraires imputables aux locataires ont été revalorisés au 1er janvier 2026. Cette hausse peut entraîner une augmentation des frais d’entrée, en particulier dans les zones tendues et très tendues.
La loi crée également les résidences à vocation d’emploi, destinées aux personnes en formation ou en mobilité professionnelle. Elles proposent des logements meublés loués via un bail mobilité élargi, pouvant aller jusqu’à 18 mois, avec des loyers majoritairement encadrés.
Enfin, sur le plan fiscal, aucune réforme majeure n’est encore entrée en vigueur (statut du bailleur privé, plus-values, fiscalité des meublés). Le retard du vote de la loi de finances 2026 entraîne un contexte d’attente, avec notamment le gel temporaire de MaPrimeRénov’ et l’absence de revalorisation de certaines aides. Les décisions définitives sont attendues dans les prochains mois.