Immobilier : les ventes en hausse de 31 % et les prix de l’ancien repartent à la hausse
Depuis le début de l’année 2025, le marché immobilier ancien enregistre un net regain d’activité. Sur les trois derniers mois, les ventes ont bondi de +31 %, un chiffre qui traduit le retour d’une dynamique positive après plusieurs années marquées par des hésitations. Cette hausse de l’activité s’accompagne d’une progression des prix de +2,5 %, aussi bien pour les appartements que pour les maisons. En juillet 2025, les prix sont ainsi revenus à leur niveau de janvier 2023, confirmant une tendance de fond observée à l’échelle nationale comme locale.
À La Rochelle, mais aussi sur l’ensemble du littoral charentais, la demande reste très soutenue. La ville bénéficie d’une attractivité toujours forte grâce à sa qualité de vie, son cadre maritime et son dynamisme économique. Les acheteurs se montrent particulièrement intéressés par les biens bien situés : appartements avec terrasse, maisons de ville avec jardin ou encore propriétés offrant une vue mer. Dans les communes voisines, telles que Châtelaillon-Plage, Aytré ou l’île de Ré, la tension sur les prix se confirme également, portée par une offre limitée et une demande persistante.
Malgré la stabilisation des taux de crédit depuis le printemps, les conditions de financement restent exigeantes. La Banque de France continue d’imposer des niveaux d’apport personnel élevés, ce qui freine encore certains primo-accédants. Néanmoins, la dynamique est soutenue par les revendeurs, qui injectent sur le marché le produit de la vente de leur ancien bien pour racheter un logement mieux adapté à leurs besoins. Cette catégorie d’acheteurs alimente une partie de la hausse des prix, particulièrement dans les secteurs urbains et littoraux les plus recherchés.
À l’échelle régionale, les marges de négociation varient fortement selon les biens. Sur les maisons familiales avec jardin ou les appartements bien placés dans le centre de La Rochelle, elles restent limitées en raison de la rareté de l’offre.
La demande est particulièrement forte sur le marché des maisons, qui progressent de +1,7 % sur un an, contre +1,2 % pour les appartements. Ce dynamisme témoigne d’un attrait croissant pour les biens offrant de l’espace extérieur, tendance accentuée depuis la crise sanitaire et qui se maintient aujourd’hui.
Si juin 2025 a marqué un pic d’activité, comparable aux meilleures années du marché immobilier, le mois de juillet a été plus contrasté avec un recul ponctuel des transactions. Pourtant, en comparaison annuelle, les ventes restent en nette progression : +19,1 % sur les sept premiers mois de l’année. Cette évolution confirme que le marché rochelais et charentais-maritime est en phase de redressement solide, même si la hausse continue des prix pourrait à terme peser sur le pouvoir d’achat des ménages.
En somme, l’immobilier à La Rochelle et en Charente-Maritime illustre parfaitement la tendance nationale : un marché ancien dynamique, soutenu par une demande forte, mais contraint par une offre insuffisante et des conditions de financement exigeantes. Pour les vendeurs, c’est une période favorable pour mettre un bien sur le marché. Pour les acheteurs, la clé reste la réactivité face à une offre qui se raréfie rapidement dans les secteurs les plus attractifs.